Un jeune ingénieur français a récemment mis au point un nouveau format de compression, le BPG, qui pourrait bien reléguer au rang de vieilleries le JPEG. Sa promesse : offrir des images tout aussi belles et beaucoup moins lourdes. L’occasion de revenir sur le principe de compression des images.

Quel format choisir ?

JPEG : Le meilleur rapport qualité/poids de l’image
Le JPEG est le format de fichier compressé le plus répandu. Il offre un rapport poids du fichier/qualité de l’image imbattable. Attention cependant, il s’agit d’un format de compression plus ou moins destructeur qui peut avoir un effet désastreux sur vos images si la compression est trop poussée (cf. Photo ci-dessous).

PNG : Pour des images simples avec peu de nuances
Le PNG est un format dit “non destructeur”, il enregistre des fichiers sans perte de données mais au détriment du poids de l’image, qui reste la plupart du temps nettement supérieur au format JPEG. Le PNG enregistre rigourousement la couleur du moindre pixel. Pour compresser, il limite donc le nombre de couleurs. Le PNG 8 bits limite par exemple la palette à 256 couleurs. Ce format est donc à exclure pour des photographies de manière générale.

TIFF : Une qualité maximale pour un maxi poids
Le format TIFF est le format de prédilection des graphistes, puisqu’il a l’avantage de préserver l’image. Si la qualité de l’image est parfaite, son poids est bien trop lourd comparé au JPEG. Il a été quasiment abandonné au profit du RAW avec lequel il présente quelques similitudes, comme l’absence de compression.

RAW : L’image brute
Le format RAW est très lourd, il correspond à l’image brute à sa sortie du capteur, avant qu’elle ne soit “traitée” par l’appareil. Le RAW assure la meilleure qualité d’image possible, préservée de toute altération. Avec ce format, l’image n’a donc subi aucune compression et s’avère très lourde. Il s’agit du seul format non pris en charge par l’interface de Citizenside.

Compresser une image revient à l’alléger. La compression d’une image n’influera pas sur sa taille mais sur son poids et sa qualité. Quelle est donc la différence entre le poids et la taille d’une image ? Le poids d’une image se mesure en octet ou kilo-octets (Ko Mo) alors que la taille d’une image équivaut à sa définition, autrement dit à ses dimensions en largeur et longueur, qui s’expriment en pixels. Le principal atout de la compression est de supprimer certaines informations redondantes dans les données numériques d’une image. Lorsque vous prenez une photo avec votre boîtier ou votre smartphone, l’image s’enregistre automatiquement sous forme de fichiers informatiques, correspondant à un format d’image spécifique que l’on reconnait à son extension .jpeg, .png, .tiff, .raw.

La compression, ça sert à quoi?

La compression sert tout simplement à alléger le poids des photos. La façon la plus simple de compresser une image est de l’enregistrer au format JPEG. Attention cependant, il s’agit d’une forme de compression plus ou moins destructrice. Le tout est de trouver un compromis entre faible poids d’un côté et qualité de l’autre. En effet, un fichier trop compressé, et donc léger, sera flou alors qu’un fichier peu compressé sera très lourd et difficilement exploitable sur le web. Pour la diffusion sur le web, il est nécessaire de comprimer les photos. Les images prises à l’aide d’un smartphone sont automatiquement compressées. Nul besoin de les alléger encore.

volcan

Sur cette photo de Vincent Dunogué prise lors de l’éruption du Piton de la Fournaise à La Réunion, la partie gauche de la photo a été compressée à l’extrême.

Comment alléger sans trop altérer ?

Sur Citizenside, vos photos doivent être suffisamment compressées pour être envoyées via notre interface web tout en gardant une définition et une résolution convenables pour une utilisation papier (dans le cas où vos photos seraient achetées et diffusées par un média print). La résolution, qui s’exprime en dpi (dots per inch = points par pouce), décrit la finesse des détails d’une image. Plus le nombre de points par pouce sera important, plus la résolution sera élevée et l’image de qualité. Si une résolution de 72 dpi suffit pour une exploitation web, privilégiez toujours une résolution 300 dpi dans le cas d’une diffusion par un média papier.

Vous pouvez compresser vos photos lors de la prise de vue ou a posteriori à l’aide d’un logiciel de retouche photos. Au moment de la prise de vue, vous pourrez choisir la taille et le niveau de compression JPEG dans le menu “configuration” de votre appareil. Vous y trouverez sans doute une option de compression appelée “qualité de l’image”. Privilégiez toujours la plus haute définition et la plus faible compression. Pour indication, le poids moyen acceptable d’une image est de 1 à 2 Mo.

Vous pouvez également choisir de compresser votre image originale sous un logiciel de retouches photo : Photoshop, Photofiltre, Gimp… Ouvrez votre image avec votre logiciel préféré, sélectionnez l’option “Enregistrez sous” puis choisissez le format JPEG. Sur Photoshop, vous pourrez ainsi choisir la qualité à l’aide d’une échelle allant de 0 à 12. L’échelle peut varier selon le logiciel que vous utilisez mais choisissez toujours le meilleur compromis entre qualité et poids de l’image. Sur Photoshop, elle est comprise entre 8 et 12.

Impression d'écran Photoshop

Impression d’écran du logiciel Photoshop

Sachez également que lorsque vous retouchez des images au format JPEG, une compression s’effectue à chaque nouvel enregistrement. Pensez donc bien toujours à travailler sur des copies de vos photos originales. Mais si le JPEG s’impose depuis plus de vingt ans, il pourrait bien être prochainement détrôné par le BPG, un format développé par le français Fabrice Bellard, qui génère des fichiers beaucoup plus légers sans perte de qualité majeure. Pour se convaincre de son aspect révolutionnaire, il suffit d’observer les multiples comparatifs entre les formats JPEG et BPG dont regorge le net.

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