Les photographies réalisées à la tombée de la nuit ou dans un espace peu éclairé sont souvent une source de frustration pour tout photographe débutant. Et pour cause, la photographie est directement liée à la lumière. C’est pour cette raison que lorsqu’elle vient à manquer, photographier une scène peut relever du casse-tête. Voici quelques conseils pour rendre l’exercice moins périlleux.

Photos : Jallal Seddiki

  1. Oublier le flash intégré

flash-bluePour photographier dans la pénombre, il faut éviter d’utiliser le flash intégré à son boitier. Il ne fait que sur-exposer voire brûler le premier plan, en laissant le second plan dans l’obscurité. C’est le meilleur moyen de rater une photo. Mieux vaut un cliché net et un peu sombre qu’une image floue et blanche. Maîtrisée, l’utilisation d’un flash déporté peut toutefois constituer un précieux atout dans les environnements sombres.

  • 2. Penser stabilité

camera-blueFaute de flash, il faut privilégier une pose longue qui se traduit par une vitesse d’obturation lente. Il s’agit d’augmenter l’intervalle de temps pendant lequel le capteur de l’appareil photo est exposé à la lumière. Selon le niveau d’obscurité, le temps de pose peut varier d’1/60s à quelques secondes. Mal maîtrisée, la vitesse d’obturation peut avoir des conséquences désastreuses sur le résultat. Elle influence la manière dont le mouvement est perçu. En effet, à des vitesses trop lentes, l’image devient floue. Ce phénomène, appelé « flou de bougé », est dû aux mouvements, même infimes, du photographe. Il peut donc être utile de s’équiper d’un trépied, qui évitera les flous non-voulus. Sans pied, la vitesse d’obturation doit toujours être au moins égale à l’inverse de la focale utilisée. Par exemple, avec une focale de 50 mm, la vitesse d’obturation devra être d’au moins 1/50 secondes.

  • 3. Choisir une grande ouverture

shutter-blueSi la lumière manque, augmenter l’ouverture permise par la focale est un réglage complémentaire de la vitesse d’obturation.Il s’agit de jouer sur le diamètre d’ouverture du diaphragme au déclenchement. Pour rappel, il s’exprime en f/chiffre. Plus ce chiffre est petit, plus l’ouverture est grande. En procédant de la sorte, l’objectif capte ainsi un maximum de lumière. L’idéal en basse lumière est de régler l’ouverture au moins sur f/2.8 (si la focale le permet). L’augmentation de l’ouverture ne se fait pas sans quelques désagréments. Elle a une conséquence sur la profondeur de champ. La zone de netteté d’une image s’en trouvera réduite. En d’autres termes, l’arrière plan de l’image risque d’être flou. C’est ce que l’on appelle le bokeh.

  • 4. Augmenter la sensibilité

settings-blueUne fois les paramètres d’ouverture et de vitesse d’obturation réglés, la sensibilité ISO du capteur permet également de compenser une lumière trop faible. Il faut l’augmenter graduellement pour trouver le meilleur réglage. Comme dans les deux cas précédents, une action sur la sensibilité ne se fait pas sans quelques conséquences. Elle influence ce qu’on appelle le « bruit » des photos, des pixels parasites qui amoindrissent la netteté de l’image. Elle peut varier selon les modèles. A chacun de tester et de juger ce qui est acceptable en terme de bruit.

  • 5. Exploiter au maximum les sources lumineuses

sky-blueUn environnement à priori sombre révèle souvent des sources lumineuses plus ou moins cachées. Il suffit de profiter au mieux de l’environnement lumineux. Les phares d’une voiture qui passe, le flash d’un autre photographe sont autant de sources de lumière à utiliser pour éclairer une scène La règle est de toujours essayer de rapprocher le sujet de la lumière.

Et avec un smartphone ?

Les mêmes règles s’appliquent. La plupart des smartphones sont livrés avec un flash intégré, constitué de petites LED, bien trop puissantes. Son utilisation est à proscrire. Ou à la rigueur avec un morceau de scotch à la sortie du flash, pour en atténuer les effets. Le zoom est à bannir également. Il faut veiller à rester aussi immobile que possible. Si une perche à selfie peut aggraver la situation, un trépied est, au contraire, un bon outil de stabilisation. Les Gorillapod sont aussi une excellente option. Tout comme le fait de poser l’appareil sur un socle stable et solide. Pour éviter les mouvements intempestifs au moment de la prise de vue, utiliser la minuterie de l’appareil s’avère une technique très efficace. Sur certains modèles, le mode « nuit » permet de corriger en partie le manque de lumière. Enfin, des applications comme NightCamera+ sur Android (0,99€) ou Nightmodes sur iPhone (1,99€) permettent de régler la valeur ISO et le temps d’exposition. Comme sur un boîtier en somme.

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